Le contexte

D'ici dix ans, c'est toute une génération de paysan·nes qui partira à la retraite, soit la moitié des actifs agricoles d'aujourd'hui

Seule une ferme sur trois est transmise actuellement, faute de repreneur·ses.


La disparition des fermes n'est pas sans conséquence : désertification du milieu rural, fermeture des paysages, diminution de l'offre en produits locaux, agrandissement du fossé entre les paysans et les consommateurs, industrialisation de la production agricole, agrandissement des fermes restantes, etc.

Cette tendance n'est malheureusement pas nouvelle.


Depuis 1990, plus de 560 000 fermes ont disparu de nos campagnes. Elles étaient au nombre d'un million en 1990 (sources : L'agriculture française depuis 50 ans ; Agreste Bretagne édition 2019).

​En parallèle, le monde paysan traverse un profond mal-être.

Victime des dures lois du marché et d’un manque profond de reconnaissance, tant de la part des citoyens que des politiques, nos paysan.nes résistent. Le métier est vu comme un métier pénible, voire même un métier à risque : un paysan se suicide tous les 2 jours (source : Santé Publique France).

Il devient urgent de reconnaitre le monde paysan à sa juste valeur.

 

La relève n'est plus assurée par les enfants de paysans, qui choisissent de travailler dans d'autres domaines.

Paradoxalement, malgré la pénibilité du métier, de plus en plus de "néo-ruraux" se lancent dans l'agriculture. Le renouvellement des générations agricoles repose donc en grande partie sur ces personnes non issues du milieu agricole.

La crise engendrée par le corona-virus confirmera pour certain·es l'envie de retourner en campagne, et qui sait peut-être d'avoir sa propre ferme.

Permettre à ces personnes de se questionner sur leur avenir personnel et professionnel, en lien avec le monde agricole, est donc primordial.